Mission 2010
Compte rendu de mission 2010

(Élaboré au cours de la réunion du 02/03/2010 , TN-B / VN à Ouagadougou)

Présents : Djingri, Thiomba, Laya, Augustine, Théophile, Pierre et Danielle Chabat, Tony.

Excusé : E. D. Sebgo, en déplacement dans le Nord, arrivé vers 21h30

  1. CEG de Coalla

  2. Parrainages

  3. Micro crédits

  4. Projet Miel

  5. Projet Arachides

  6. Mani Pussiba

  7. « Voûtes Nubiennes »

  8. Secteur Éducation

  9. Lycée de Boussouma

  10. Ass. REVV

  11. Divers

1. CEG de Coalla :

Dès le 13/02, le Directeur Mr. KAMA nous rend visite ; nous prenons RV avec lui pour Jeudi. Visite le 15/02 en soirée de la nouvelle bibliothèque avec son éclairage, très satisfaisant.  Mais qui va en assurer la gestion ? le Directeur assure que le secrétaire peut s’y installer et assurer l’ouverture le soir, la fermeture et l’extinction de nuit.

 Réunion avec l’APE :

1- pensent-ils que (dans le futur) il vaut mieux éclairer les 3 salles de classe ou les logements des professeurs ? ils optent pour les logements, « pour mieux accueillir les étrangers », en faisant remarquer que les logements étant construits (par nous) sur le périmètre du CEG appartiennent à l’Éducation Nationale locale et que les profs ne touchent donc pas l’indemnité de logement de 30.000 FCFA, ce qui les handicape déjà.

2- les vivres CATWELL 2009 – 2010 viennent d’arriver, c’est la situation habituelle.

3- plus de 100 parents ne paient pas la cotisation APE, qui doit pourtant assurer le salaire du secrétaire de l’établissement... entre autres .

4- Le dossier de lotissement de Coalla avance à pas de caméléon à Fada depuis 2 ans !

 En attendant un éventuel « célibatorium » (en voûte nubienne ?) ils ont tous plusieurs élèves lointains en charge, et l’un d’eux en héberge 12 dans sa cour !

5- Problèmes habituels auxquels nous ne pouvons rien : manque de profs, logement des élèves éloignés

6- le collège de Coalla s’est honorablement classé (12° sur 52) pour la réussite au BEPC

2. Parrainages :

Nous avons visité et photographié 109 sur 148 filleuls à Coalla, Manni, Yalgo, Dori, Bogandé, Piéla, Fada N’Gourma... Surtout, nous avons distribué à tous les lycéens des lots complets de manuels scolaires (deux erreurs seront rapidement corrigées). Ils ont été plus que bien accueillis ! Nous avons pu voir un professeur se ruer sur les livres... ! C’est un « plus » énorme pour « nos » élèves, qui vont souvent être les seuls à posséder les manuels de leur niveau. Une « location » symbolique de 2.000 FCFA est demandée pour l’année, et les ouvrages doivent impérativement être remis en fin d’année à Hompiadi, même en cas de redoublement ; une cantine métallique est prévue à cet effet à Mani Pussiba.

Les filleuls de 6° nous ont fièrement montré les dictionnaires remis précédemment.

Ce succès a conduit les TN-B à nous proposer d’étendre l’opération l’an prochain à tous les filleuls de 3° ; cette opération reviendrait à 1.505.400 FCFA pour tous les manuels, ou à 791.700 FCFA si l’on ne fournit que les 4 principaux, et pourrait pour 2010-2011 être réalisée dès la rentrée des classes. Nous nous sommes (provisoirement) prononcé pour, en fonction de nos moyens financiers, et nous avons proposé de faire ensuite une pause d’un an pour évaluer les taux de retour, de dégradation ou de disparition... Nous avons rencontré nos trois premiers bacheliers, qui iront tous à la Fac à Ouaga (Économie et Gestion, ...) et pour lesquels le parrainage est versé en une seule fois en début d’année (120 € = 79.000 FCFA)

Il doit manquer une bonne vingtaine de parrains.... nous espérons en avoir recruté au moins une : voir ci-dessous.


3. Micro crédits :

La situation alimentaire sur la zone est cette année véritablement catastrophique : le département de Coalla a constitué une « poche de sécheresse » assez peu étendue mais extrêmement sévère pour les populations qui n’avaient plus de réserves à la suite des 2 mauvaises saisons précédentes.

Cette situation nous a conduit (au cours de la réunion préparatoire de la mission à Ouaga le 12/02)  à reporter le remboursement des emprunts effectués en 2009 à l’année 2011, afin de permettre aux femmes de « respirer » un peu et de consacrer leurs ressources à l’achat de céréales... Il a fallu donc également rembourser toutes celles qui avaient déjà remboursé... La mesure a été accueillie avec la plus grande gratitude par tous les habitants (y compris le vétérinaire et l’Encadreur Agricole, qui vivent au contact des paysans), peu habitués à tant de compréhension de la part d’un créancier... !

Nous avons néanmoins poursuivi les prêts en direction des nouvelles adhérentes : 55 nouveaux prêts dans les GVF déjà en activité, 3 nouveaux GVF à 8 nouveaux prêts, rallonge de 25.000 FCFA (pour 6 femmes) aux tisserandes, 3 prêts aux membres de l’APE du CEG de Coalla. Nous avons consacré 3.450.000 FCFA aux micro crédits, sur les 4.000.000 prévus.


4. Projet Miel :

Un vrai motif de satisfaction ! Réunion avec 22 présents le 16/02. Il y a actuellement 27 apiculteurs actifs. Notre financement avait permis au Groupement des Producteurs de Miel épaulés par le « vétérinaire géant » Mr. Mando d’acquérir 45 ruches keynianne et leurs supports, 8 habits et enfumoirs et de suivre une formation complémentaire pour les utiliser. Nous avons visité un site de 4 ruches installées et fréquentées par les abeilles depuis une quinzaine de jours. La première récolte est espérée d’ici deux à trois mois ; elle sera achetée sous la forme de « gâteau de miel » par la Coopérative SELINTAANBA de Fada. La forme de la livraison reste à organiser, le vétérinaire suit l’activité.

Apiculteurs


5. Projet arachides :

Nous avons eu une longue et intéressante réunion avec Mr MANDO Idrissa (70.34.48.25), l’encadreur agricole (« le géant », 2,05 m. !) qui avait monté le projet « Production et Commercialisation de l’arachide » en 2008 et nous avait transmis le dossier.  Il est actuellement en poste à Thion, mais s’engage à suivre « son » projet… Ce dossier n’a pas pu être activé en 2009 à cause de la sécheresse.

Ce projet couvre plus de 26 ha, répartis en parcelles de 0,5 ha env. entre 60 femmes de 5 GVF de 4 villages. Le financement demandé se monte à 7.738.605 FCFA (11.793 €), les participantes ayant déjà apporté 10 % soit 859.845 FCFA.

Pour le mettre en œuvre, Idrissa Mando nous demande de débloquer rapidement les fonds promis, car il faut acheter pour chaque femme 1 âne et 1 charrue, ainsi que les semences dont le prix augmente très vite à l’approche de la saison de culture en Mai.

L’âne est estimé à 50.000 F, la charrue à 35.000 F, pour 60 femmes = 5.100.000 FCFA ; à la réunion finale, nous décidons de transférer cette somme le plus vite possible du compte TNB de Ouaga au Compte TNB Village de Manni ; Hompiadi, co–gestionnaire du projet, le transfèrera ensuite sur le compte du projet ouvert à Manni : les achat et formations pourront alors être enclenchés.


6. Mani Pussiba, lieu de séjour, futur campement ?

A notre arrivée, nous avons trouvé la cour équipée d’un panneau photovoltaïque, de 15 rampes LED, avec un onduleur qui alimente 12 prises 220 V. (une par case) et nous a permis de tirer un fil pour éclairer en ampoules basse énergie 220 V. le hangar, lieu de réunion et « salle à manger ». Si notre première réaction a été de trouver l’installation un peu... grandiose, nous avons très vite énormément apprécié de pouvoir chercher notre brosse à dents avec de la lumière !!! Ainsi que de recharger batteries photo et téléphones portables sans encombres... et sans le bruit ni l’odeur du groupe électrogène.

Mais cette installation nécessite la présence constante d’un gardien pour éviter vols et dégradations ! Aussi nous avons proposé au gardien, Tibarou, qu’il vienne habiter avec sa femme Marie et ses 4 enfants sur place en utilisant dans un premier temps deux cases existantes. Nous avons proposé que son « salaire » de gardien soit porté à 5.000 FCFA / mois, afin de lui assurer la nourriture même dans une situation aussi grave que celle que nous avons constaté sur la zone cette année. En plus du gardiennage, il sera chargé de surveiller l’installation électrique et de pratiquer les recharges de portables dont les demandes vont rapidement affluer puisqu’il faut actuellement aller à Manni faire recharger ; le prix de la recharge a été fixé à 100 FCFA, et l’argent sera versé à l’association LAMITAMBA, (président Tanlori GUITANGA) qui gère le lieu ; il est à noter que ce revenu ne devrait pas être négligeable : 5 charges / jour pendant 1 mois rapportent 15.000 FCFA...

Un plan précis de la cour a été dressé par Djingri aidé de Tibarou.

Au cours de conversations avec notre chauffeur Ousséni, il a déclaré que le lieu lui paraissait parfaitement adapté au mode « Campement » ; lui-même pense pouvoir apporter un peu de clientèle de passage, qui « gagnerait » une nuit pour 3.000 FCFA, (à charge pour eux de se nourrir, à Coalla ou Manni) et il restera à l’occasion pour cela en liaison avec Thiomba à Ouaga.

(Se rapporter au paragraphe « Voûtes Nubiennes » pour l’évolution future de la cour)


7. « Voûtes Nubiennes » : 

Nous avions découvert, un peu par hasard sur le Web, cette technique de construction pratiquée en Haute Égypte depuis des millénaires, et remise au goût du jour par l’association franco-burkinabé « La Voûte Nubienne » à BOROMO au Burkina et à Ganges en France.

Cette association construit des bâtiments (parfois sur 3 niveaux, parfois très luxueux) entièrement en terre locale : aucun élément importé (tôles, fers, ciment), aucun bois non plus ; des briquettes de terre forment un voûte de 3,25 m. de large très solide, que l’on peut facilement combiner dans plusieurs direction, percer, relier entre elles ou aérer comme un jeu de Légo... Dans le Sahel, l’économie de bois participe évidemment d’un « développement durable » bien compris, et l’économie financière est aussi considérable puisque le matériau est présent sur place et la main d’œuvre en partie assurée par les bénéficiaires.

A notre arrivée, E. D. Sebgo avait déjà pris contact avec leur représentante à Ouaga et organisé une rencontre lors de la réunion préparatoire du 12/02.

Nous avons d’abord invité le maçon Idrissa SAWADOGO (76.66.47.99 / 71.33.82.83), qualifié dans cette technique, à Bambré voir si les sols étaient convenables chez nous ; il a fait un AR Ouaga / Bambré le 19/02 et a trouvé à la fois les terres locales très satisfaisantes et les habitants assez habitués à la pratique du Banco pour fournir une main d’œuvre satisfaisante.

Nous avons ensuite rendu visite à la « maison mère » à Boromo (180 km de Ouaga), visité plusieurs bâtiments (une cour traditionnelle magnifique, un hôtel charmant que nous recommandons aux voyageurs de passage : Hôtel des Voûtes Nubiennes, Boromo, 5.000 FCFA / nuit, une église et un Centre d’alphabétisation efficaces) et beaucoup parlé avec Valérie OULIA, directrice locale de l’association et son adjointe. La procédure qu’ils nous proposent nous a paru enthousiasmante ! En effet, leur but n’est pas de proposer des constructions « clés en main » à des ONG, institutions, privés, mais de « développer l’architecture en terre au Sahel » au bénéfice des habitants locaux : ils nous ont proposé de mettre en place un « Projet de Développement à partir d’un Village Pilote » (PDPVP) d’une durée de 4 ans, qui comprend la formation d’un ou plusieurs « entrepreneurs » (capables de négocier et réaliser un bâtiment), de plusieurs « chefs de chantier » (capables de diriger les travaux) et de nombreux « maçons » (capables de construire une voûte) ; ce plan coûte 10.000 € répartis sur 4 ans ; eux-mêmes peuvent participer au financement puisque c’est leur raison d’être, voire l’assurer totalement ; la formation est acquise lors de chantiers, il faut donc financer un ou plusieurs bâtiments.

Nous pensons proposer d’abord de financer la construction d’une case de 25m²  pour le gardien de Mani Pussiba, dont le prix avoisinerait 600.000 CFA, et qui servirait de modèle aux habitants.

Le Maître d’Ouvrage resterait l’ass. La Voûte Nubienne, qui conserverait bien sûr maîtresse du processus.

Edmond restera en liaison avec eux. Il faut d’abord rechercher un petit groupe de paysans de la zone intéressés et volontaires pour la formation...

Voûtes Nubiennes : fondateur Thomas Garnier, Directeur du Développement Antoine Auremou.

8. Secteur Éducation :

Le 15/02, visite du Directeur de l’école de Tankouri (TAPSOBA Karim) : pour env. 700 hab., et 90 élèves, une école composée de deux hangars aux toits de paille...  Bon courage !

Visite de l’école de Nebba : CP1 : 41, CP2 : 14, CE1 : 21, CE2 :61, CM1 :51, CM2 :46. les 2 classes de CP sont sous paillotes, une autre va pouvoir être déménagée dans un nouveau bâtiment (UNICEF ?) ; il n’y a plus de latrines ni élèves ni instituteurs, les logements sont en mauvais état. Mais devons-nous assurer les carences des administrations locales ?


9. Lycée de Boussouma :

Rappel : Par l’intermédiaire de Mme Chuzeville, Conseillère Générale du Canton d’Amplepuis en France, nous ( Via Nebba) avons été associés à une opération initiée en 2007-2008 par le Conseil Général des Jeunes du département du Rhône. Cette institution répondait à une demande émanant de la Présidente (élève) du Club Environnement de Assainissement (CEA) du Lycée de Boussouma, grosse bourgade près de Kaya.

Ce club, crée sous l’impulsion du dynamique Mr. Bakary BAMABARA, professeur de biologie, s’est donné pour tâche de répandre au sein du lycée et en-dehors (mairies, bâtiments publics) de meilleures pratiques d’hygiène, de nettoyage, d’entretien.

Le Conseil Général du département du Rhône a souhaité associer 2 associations opérant au Burkina à cette action, Triangle Humanitaire et Via Nebba.

Nous nous sommes rendus à Boussouma pour une brève visite de prise de contact le 13 février, en route pour notre zone de Nebba. Nous avons été reçus par M. Roamba, nouveau Proviseur, que nous avions eu l’occasion de rencontrer deux fois en tant que Directeur du CEG de Yalgo, fréquenté par plusieurs de nos « filleuls », par Mr. Bambara et par le Club CEA. Nous avons effectué une visite plus approfondie le Lundi 1° Mars, avec la présence de 2 autres professeurs animateurs du Club.

Le lycée de Boussouma compte plus de 1.000 élèves.

Nous avons pu voir le château d’eau, alimenté par un pompe électrique et desservant 3 robinets dans le périmètre de l’établissement, dont un près du « jardin potager pédagogique » cultivé par des élèves et professeurs et pourvu d’une « fosse fumière » qui recueille une partie des détritus (végétaux) collectés par le CEA. Nous avons également pu photographier les sanitaires filles et garçons, (4 côté garçon et 4 côté filles), près desquels le CEA a installé des postes d’eau pour le lavage des mains. De même, nous avons constaté la présence de poubelles réparties dans l’établissement et en bon état, également réalisations du Club.

Nous avons ensuite tenu une réunion d’une heure et demi environ avec les membres du CEA, les animateurs et le Proviseur, dans la bibliothèque du Lycée.

Nous insistons sur l’importance de sécuriser certaines de ces installations ; en effet, le périmètre de l’établissement est fréquenté par la population locale et le bétail des agriculteurs.... Le Château d’eau présente une facilité d’accès inquiétante dans un pays où le moindre élément métallique est précieux, les conduits « Plymouth » seraient faciles à couper, la pompe électrique n’est protégée que par quelques épineux... Il est vital pour la pérennisation de l’installation d’installer grillages et cadenas rendant ces précieux équipements  inaccessibles. Les postes d’eau ne sont constitués que d’un tuyau sortant de terre et pourvu d’un double robinet : n’importe quel bœuf, en cherchant à se gratter, les détruirait sans difficulté : il faut également les protéger...

Il semble que « Triangle » ait préconisé la réfection des latrines ; elles en ont bien besoin, et il apparaît indispensable de construire 2 séries de WC largement séparées (filles et garçons). Les robinets des postes d’eau (alimentés manuellement) disposés devant ces toilettes par le CEA ont été cassés ou volés ; nous pensons qu’il est possible de trouver au Burkina des robinets à poussoirs, plus robustes et plus faciles à protéger.

Le CEA organise régulièrement des séances de ramassage des déchets (« barriques à poignées » dans les classes – en nombre encore insuffisant – et à l’extérieur, (ramassage manuel) mais si les déchets végétaux sont bien stockés dans la fosse fumière, si les papiers peuvent être brûlés, les déchets plastiques très envahissants nécessitent la construction d’une fosse cimentée et grillagée qui empêche leur dissémination à tous les vents…

Durant la discussion, d’autres points qui concernent moins directement l’action du CEA ont été évoqués, parfois avec insistance : en particulier la bibliothèque (dans laquelle nous étions réunis) dont le toit s’est partiellement envolé en février 2009 ; les tôles ont été tant bien que mal redressées et réajustées, mais la première pluie verra de nombreuses gouttières entrer en service ! Les ordinateurs offerts par la région ont été disposés dans d’autres salles, mais le bâtiment ne remplira plus son rôle dès le début de l’hivernage – et les ouvrages souffriront durant les congés d’été ! La couverture est à reprendre à zéro… Nous avons demandé à l’équipe administrative de faire établir un devis pour ce travail urgent – sans plus d’engagement bien sûr.

Un échange intéressant a porté sur le suivi des équipements et constructions installés : les établissements burkinabè ayant des difficultés budgétaires nombreuses, une partie de ces travaux sont souvent assurés par l’association des Parents d’ Élèves, qui doit percevoir une cotisation obligatoire de la part des familles ; cependant 50 à 80 % des parents ne versent pas cette somme, et l’APE doit cependant assumer le salaire du secrétaire, par ex. ! Actuellement, l’APE semble ainsi financer une connexion Internet … la seule disponible au lycée. 

Pendant notre visite, plusieurs élèves profitaient d’une zone ombragée pour étudier à l’écart, assis par terre ; il serait peu onéreux d’améliorer cette situation en construisant dans cette zone de simples bancs en ciment avec une « banque » permettant d’ écrire, plus un simple mur lissé et peint en noir servant de tableau ; on obtiendrait ainsi une grande « salle d’études » en plein air, équipement courant et toujours très fréquentés  au Burkina.  Selon l’avis que donnera le C. G. des Jeunes du Rhône, l’association « TINYENGA NIYEMBA », notre jumelle burkinabè, peut sans doute collaborer à la vérification des devis et au suivi d’éventuels travaux si ces opérations ne grèvent pas son budget courant.

En conclusion, nous avons été agréablement surpris par le dynamisme et la volonté des membres du CEA du Lycée de Boussouma, animateurs autant que membres élèves, ainsi que par la facilité et la qualité d’expression de ces derniers. Notre expérience sur le terrain nous permet de dire que ce genre de club n’est pas si courant, et pourtant si nécessaire !


10. Ass . REVV : durant son voyage aller, Claude a lié connaissance avec une française de Valence, Pascale LEPETIT, qui voyageait avec sa fille Louise de 13 ans ; elles avaient l’intention de faire du vélo au Burkina (grande expérience de Pascale dans ce domaine, Vietnam, Mongolie...) Claude les a invitées à Bambré, et elles nous ont rendu visite ! Enthousiasmées par les lieux et par l’accueil, elles nous ont d’abord fait cadeau de leurs deux excellents vélos (laissés à Mani Pussiba), et il est possible qu’elles parrainent un filleul... Pascale est membre de l’association valentinoise REVV : Roulons En vélo à Ville...


11. Divers

A) Indemnité versée à Hompiadi KOMONDI: avec Djingri, nous nous sommes aperçus (avec stupeur !) que Hompiadi ne s’appliquait pas la nouvelle indemnité décidée l’an dernier : 150.000 FCF + 30.000 FCFA pour la moto par an... nous avons corrigé le tir !

B) Thiomba Embouche Bovine :

Visite de l’étable, bâtiment type hangar en banco prévu pour 12 bêtes, avec à côté une réserve de fourrage et un stockage du fumier ; un ouvrier y travaille à hacher les cannes de mil avant consommation. Actuellement 11 bêtes, achetées en Août 2009. Prévision de les revendre fin 2010 à la bonne période des fêtes. Actuellement la canne de mil, d’ordinaire gratuite, est payante à cause de la situation alimentaire grave ; la nourriture est complétée par des tourteaux de coton ou d’arachides.

C) Élevage de pintades de Djingri :

Nous avons visité avec le plus grand intérêt l’installation de Djingri ; à côté d’une belle maison en « cailloux sauvages » (construite sur ses propres fonds) il a clos un grand terrain pour l’élevage des pintades et acheté une couveuse à pétrole et une cage d’élevage. Son premier essai, en Mai dernier, a été cruel, puisque tous (près de 300) ses pintadeaux sont morts avant 2 semaines ; l’entretien avec le vétérinaire a permis de comprendre que ce problème n’est pas rare, le pintadeau est très fragile dans son premier mois et facilement victime d’épidémies meurtrières. Il faut passer ce cap… Djingri recommence en Mai 2010 (les œufs de pintade ne se trouvent qu’à cette époque)

D) Réunion avec le Préfet : nous avons été conviés à la présentation des vœux du Préfet aux fonctionnaires du département ; au cours de ces échanges, il a beaucoup été question de Via Nebba et Tinyenga Niyemba, qui ont été remerciées pour leurs actions… et encouragées à continuer ! La réunion nous a permis de prendre ou approfondir quelques contacts intéressants : le nouvel Encadreur Agricole, l’Inspecteur de l’Enseignement Primaire…

Préfet : THIOMBIANO Ti Pascal, 70.30.25.44, Préfecture de Coalla, BP 2296 BOGANDE

E) Mairie de Coalla : beau bâtiment neuf, non éclairé. Maire : YAOURI Dialoa / Secrétaire général : NONKOUNI Mahamadou, 71.40.69.48.

 

Détails pratiques :

Avec la voiture (société Néré, 42.500 FCFA / jour chauffeur compris, chauffeur Ousséni) nous avons parcouru 2.680 km, env. 15 l/10 km, env. 550 FCFA / litre.  Coût total (TN-B) : 977.500 FCFA plus le carburant.

 

Bonus :

Nous avons effectué quelques jours de tourisme pour admirer les maisons du pays kasséna vers Tiebélé et avons été scotchés par la baignade de onze éléphants dans la réserve de Nazinga ! Campement très joli à Tiébélé à 5.000 FCFA / nuit (mais très chaud, et en état bien moyen !) et presque luxueux au Ranch de Nazinga – 10.000 FCFA /nuit.